L’IPC, publié chaque année depuis 1995, couvre désormais 182 pays, évalués sur le degré de perception de la corruption dans le secteur public, du score 0 ( « très corrompu » ) à celui de 100 ( « très intègre »).
Ce classement constitue un outil de référence pour les compliance officers, tant pour le calcul du risque pays que dans le cadre d’une due diligence.
Bien que la position de la France stagne depuis plusieurs années, son score a chuté de 71 à 67 en 2024, puis descend encore à 66 en 2025.
La France se positionne ainsi à la 27e place sur 182 pays (contre la 20e place l’année précédente). À ce titre, la France se situe en dessous de la moyenne des pays catégorisés comme « pleinement démocratiques » . Il s’agit de son plus mauvais classement depuis la création de l’indice malgré les pistes d’amélioration « immédiates » qui avaient été proposées, telles que l’augmentation des moyens du PNF, le renforcement de l’indépendance du parquet et des règles applicables en matière de lobbying ainsi que le rattachement du pilotage du Plan national pluriannuel de lutte contre la corruption au Premier Ministre.
Le rapport paru cette année souligne également la forte baisse de la moyenne mondiale, y compris dans des pays historiquement bien classés comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, et le Canada.
L’analyse du score réalisée par Transparency France est particulièrement sévère. Pour expliquer ce résultat, plusieurs facteurs sont avancés à savoir :
- le manque de volontarisme politique,
- l’insuffisance chronique des moyens dédiés en matière de répression et de prévention,
- le « détricotage progressif des règles ambitieuses mises en place durant la décennie 2010 » (« la hausse pérenne des seuils de publicité des marchés publics », « le démantèlement du contrôle de la légalité », » la modification de la définition de la prise illégale d’intérêt »).